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par Gilles Dumay
Vala
Pour le moment, en ce qui me concerne, je trouve que c'est pas si pire.
Les mises en place ont baissé, ça oui, mais paradoxalement c'est peut-être une bonne nouvelle, j'ai eu beaucoup de réassorts sur le roman de Laurent Genefort.
Et il devrait y avoir peu de retours dans le second semestre.
J'avais plus de retours que de réassorts jusqu'à fin mars, mais depuis la parution des Jardins du temps, la tendance s'inverse.
Pour moi la danger zone c'est clairement le premier semestre 2027. (En trente ans) je (l'ancien combattant, donc) n'ai jamais vu une bonne année d'édition en année d'élections présidentielles et là avec à peu près 400 candidats déclarés il devrait y avoir son lot de surprises, de trahisons, d'invectives, de déceptions sentimentales, d'unions improbables. Le feuilleton est déjà dans les starting blocks, quand il va vraiment démarrer, ça aura un effet en librairie. C'est évident.
En mars-avril-mai 2027 il va être compliqué (pour tout le monde) de publier des ouvrages qui ont besoin d'un lancement presse, ça devrait favoriser tout ce qui est feel good/romance/fantasy commerciale.
Au général, il y a un gros cassage de gueule dans les produits chers : BDs, Encyclopédie, Beaux livres, avec un mois de mars (tous produits livre confondus) à -14% comparé à mars 2025.
Si le truc essence chère/ambiance générale pourrie continue, malgré l'arrivée des beaux jours, ça peut faire un peu de dégâts.
Pour moi, un très bon crash-test va être la fréquentation aux Imaginales.
Au moment de Trolls&Légendes on était un peu tous sidérés de voir le gasoil à 2,50 ; fin mai, on aura peut-être pris l'habitude de le voir à 3€.