Le risque quand on attend trop quelque chose, c'est soit d'être déçu, soit d'être peu objectif et de négliger les points négatifs tellement on est content de voir enfin sa curiosité satisfaite. C'est pour ça que j'ai un petit peu attendu avant de poster mon avis, histoire d'être sur de mon fait.Le premier épisode annonce une belle adaptation, les auteurs ont quand même réussi un beau travail d'adaptation qui me paraît satisfaisant et accrocheur pour le néophyte et satisfaisant pour le lecteur du cycle (le générique en est un bel exemple, les fans en ont pour leur argent et ils expliquent pas mal de choses quant à la géographie aux newbies).On sent nettement qu'HBO a débloqué des moyens importants pour la série, le décours, les costumes, la photographie sont quasiment parfaits, il n'y a que
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le mariage chez les Dothrakis
qui fasse un peu cheap, on n'a pas l'impression que Drogo soit vraiment à la tête de 40 000 guerriers nomades, par ailleurs, je regrette un peu le manque d'unité ethnique, la production aurait du essayer de recruter plus d'hawaïens, d'indiens ou d'asiatiques. Le casting est en tout point remarquable et comme souvent chez HBO, semble bien dirigé, en dehors des valeurs surs comme Mark Addy ou Sean Bean, je suis très agréablement surpris par Nikolaj Coster-Walda qui incarne un parfait Jaime Lannister plus conforme à l'image qu'on a de lui deux/ trois tomes plus loin que de celle du premier volume (ce qui montre que les auteurs de la série ont pris en compte la façon dont la perception de tel ou tel personnage évolue au fur et à mesure de la lecture. J'ai également été très rassuré par Emilia Clarke dont le jeu figé m'avait fait un peu peur dans les premiers extraits qu'on avait vu, elle fait une parfaite Daenerys et le scénario nous fait bien ressentir ses angoisses de jeune fille confrontée à des choix difficiles.Parlons du scénario et de la mise en scène maintenant, l'épisode est vraiment dirigé comme un long-métrage avec des plans larges, pas d'excès de champs/ contre-champs et tant mieux car des dialogues, à part le prologue qui fout bien la pétoche (la gamine morte-vivante, c'est un classique depuis La nuit des morts-vivants et ça le restera), il n'y a quasiment que ça. Après, on a ainsi droit à un bel épisode d'exposition, pas chiant parce que bien écrit et réalisé (l'arrivée de Robert et l'opposition entre sa bonhommie et la froideur de la reine est un vrai bonheur) avec de jolis petits moments d'humour (les scènes avec Arya) et d'émotion
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(le roi Robert devant la tombe de sa bien-aimée à jamais disparue)
. On appréciera ou pas la profusion de scènes de fesses et de violences même si je les trouve bien moins graveleuses et mal amenées que d'autres séries comme Les Tudors ou Spartacus voire même Rome, personnellement, j'ai bien aimé la scène du bordel
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qui permet de présenter le personnage de Tyrion et ses rapports avec son grand (dans tous les sens du terme) frère Jaime
de façon amusante et plutôt pertinente avec des dialogues ajoutées pour l'occasion mais qui restent bien dans l'esprit du livre.Dommage que le gros point noir de la série soit la musique qui brille par son absence ou par des compositions sans ampleur entendues 1000 fois en mieux, une faute assez impardonnable, ils auraient mieux fait de réengager Jeff Beal qui avait fait un très joli travail sur Rome.Au final, plus qu'à espérer que le reste de la saison soit du même tonneau et que la série ait assez de succès pour aller au bout d'une histoire qui reste encore à écrire.