Posté : lun. 5 août 2013 12:50
Quelle belle moustache. Sinon, ce n'est pas Byzance mais c'est toujours ça de pris.
Vraiment une fantastique série, même si j'ai été déçu par la re-visite du Chien des Baskerville... :)En ce moment, la série qui me scotche à l'écran avec ma femme, c'est SUITS. Une tuerie, des acteurs habités, une ambiance particulière mais vraiment, à voir...Autrement, on aime pas mal Scandal, malgré une actrice principale qui a l'air de toujours vouloir pleurer, c'est bien amené ....Saffron a écrit :SHERLOCK !Si en plus on avait une date de diffusion, ce serait le bonheur !
Je vais comparer les deux séries, et parler de personnages qui font partie de l'univers de Holmes, donc discussion pas complètement spoiler free mais je vais me tenir à l'écart des intrigues. Voilà pour l'avertissement :)Ah et pour aller plus vite la série américaine prend le nom de USS et la version anglaise UKS. Donc, USS c'est l'histoire de Sherlock, ex drogué qui s'est évadé dans l'héroïne avant de passer par la case centre de désintox. Papa étant plein aux as, à sa sortie est assigné à Sherlock un "sober companion", une sorte de nounou pour addict qui va veiller à ce qu'il reste loin de la drogue et le prendre par la main pour l'amener aux réunions de groupe, à savoir donc Joan Watson éminente ex-chirurgienne de son état, reconvertie dans la baby-sitter haut de gamme. Le format:USS est un procedural classique, un épisode un cas, avec un arc général qui commence vers le milieu de la saison, assaisonné d'une évolution de personnage elle aussi classique, les personnalités se dévoilent et les relations se développent. Les habitués des séries policières US ne seront pas perdus.Les intrigues:Pas très aidées par le format les intrigues d'USS sont moins capillotractées que celles d'UKS, moins intéressantes aussi, on est en terrain balisé, il faut boucler l'épisode en 40 min donc on a un meurtre/vol/enlèvement, tout le monde réfléchit, on coince un suspect, zut c'est pas lui, ah en fait c'était un autre qu'on a vu plus tôt dans l'épisode mais dont on ne s'est pas méfié. Du coup le téléspectateur lambda n'aura pas trop de difficultés à se sentir super intelligent de temps en temps, devinant la fin avant les personnages. Les intrigues sont cependant variées, on voit un peu de tout, mais rien n'est particulièrement original.L'arc de la saison est pas mal fichu et se dénoue de façon satisfaisante (bien qu'encore une fois, légèrement prévisible).La réalisationSans contestation possible, UKS est de bien meilleure qualité, bien plus élégant et bien moins quelconque. Pas que USS soit mauvais, mais encore une fois c'est du déjà vu partout ailleurs. Le format est également en cause ici, USS doit se caser dans un moule, UKS a beaucoup plus de libertés artistiques. Les acteurs et personnagesSherlockOn est face à un Sherlock très différent de la version UKS, moins arrogant, plus conscient de ses faiblesses, il sort tout juste d'un centre de désintox et il sait à quel point ses fragilités émotionnelles peuvent le précipiter vers une addiction. Il est plus humain, plus crédible, là où USS a l'air d'avoir été crée en éprouvette sur Vulcain, UKS est un homme, brillant certainement, mais avec ses fêlures et ses remises en question. Les deux Sherlock se voient confier des cas où il faut sauver la veuve et l'orphelin, UKS y voit un défi à sa mesure et s'emporte autant devant la mise en danger d'une vie humaine que devant le fait qu'il n'arrive pas à résoudre une énigme, USS est plus directement concerné par la victime, il est moins froid et fait preuve de plus de compassion. La grosse différence également est que quand USS déraille les autres personnages le remettent à sa place, personne ne s'écrase devant le génie, ce que les personnages d'UKS ont plus tendance à faire, USS lie de véritables liens avec ses compagnons et les relations fonctionnent dans les deux sens. Concernant, John Lee Miller, il livre une interprétation convaincante d'un Sherlock plus terre à terre et est un excellent acteur.Watson:Malgré des débuts poussifs Watson prend une place intéressante aux côtés de Sherlock, elle aide de façon tangible pendant les enquêtes et son intellect est reconnu par Holmes qui la sollicite et lui demande son aide et son avis. La dynamique de leur relation est différente de celle d'UKS, ils sont partenaires bien plus vite et l'utilité de Watson est plus clairement visible. Le reste:La version USS de Mme Hudson est prometteuse, elle passe en coup de vent mais elle pourrait être assez fun en saison 2, à suivre.Lestrade/Gregson: rien de particulier à signaler, deux flics efficaces.Anderson - Sally/Bell: pour le coup je préfère Bell d'USS, parce que c'est un autre flic efficace au lieu d'un duo qui ne sert qu'à souligner l'esprit brillant de Sherlock(aïe, j'avais dit pas de spoiler mais pour parler de ces deux autres personnages je suis obligée de coller une bannière)
Orphan Black est une série de science-fiction américano-canadienne diffusée par BBC America et qui comporte 10 épisodes d'une 40aine de minutes.Dans cette série on suit Sarah Manning, une jeune femme orpheline un peu paumée qui deal ici et là avec l'aide de son frère adoptif Félix. Un soir elle est témoin du suicide d'une autre femme (Beth Childs) qui lui ressemble trait pour trait, celle-ci se jette sous un train en laissant son sac à main sur le quai. Sarah agrippe le sac à main, et s'enfuit, elle vient de mettre le pied dans une histoire bien plus complexe qu'elle en a l'air. Comme précisé au dessus la série est bel et bien de la science-fiction, et si en plus vous en avez un peu entendu parler vous vous doutez de l'identité de Beth et Sarah, mais la révélation n'arrivant qu'en épisode 2 je ne vais pas m'étendre sur la question.Histoire de rester sans spoiler je ne peux malheuresement pas dire grand chose, sachez juste que les acteurs sont très bons, surtout l'actrice principale, que l'intrigue est prometteuse et que la série aborde principalement les question d'éthique, d'identité et de place de la science dans notre société. On est face à une histoire complexe qui se dévoile petit à petit et que l'on découvre avec Sarah, les digressions sont peu nombreuses, à chaque épisode on avance, on en sait plus et on veut en savoir encore plus. La saison deux sera diffusée en avril, donc vous avez encore largement le temps, en tout cas j'en conseille le visionnage, j'ai passé un très bon moment Concernant Dexter, on ne parle pas de baisse de qualité, mais de saut dans un puits sans fond ! C'est ce qui arrive quand des scénaristes ne veulent pas briser le statu quo et ne veulent pas traiter leur personnage principal comme le psychopathe/tueur en série qu'il est, quitte à mettre de côté toute cohérence et développement des personnages. Dexter s'arrête bien trop tard et c'est pas un cadavre très joli à voir.Breaking Bad offre justement le miroir grossissant qu'il faut puisque la force de cette série est d'avoir eu les couilles de péter tout statu quo et de ne pas être tendre avec Walter White, qui est un vrai méchant.C'est également ma série préférée, longtemps en lice avec dexter mais qui a trop baissé en qualité pour désormais rivaliser...
A part le fait qu'elles abordent toutes les deux la question de personnages qui se mettent à vendre de la drogue les deux séries sont très très éloignées l'un de l'autre. Sinon en France c'est diffusé par Orange (dispo en VOD pour les clients de l'offre internet) et apparemment Arte (pas vu), sinon DVD. Pour la série en cours de diffusion aux USA je ne pense pas trop m'avancer en supposant que les non américains regardent sur internet de façon peu légale.Karine des chats a écrit :Viens de lire un peu sur cette série, ça me fait penser à Weeds... (...)Par contre je n'ai pas compris: est-ce que cette série passe à la télé française ou c'est internet et DVD ?
C'était exceptionnel. Mais vraiment. J'ai regardé l'épisode 14 hier soir et ce matin j'en tremble encore rien que d'y penser. Encore 2 épisodes comme ça, je sais pas si mon cœur va tenir.La série récolte tous les bénéfices de 5 saisons de construction narrative et de développement des personnages pour les utiliser de façon parfaite à chaque instant. On ne sait plus quoi penser, ce qui peut arriver dans les 5 prochaines minutes, jusqu'où peut aller Walt, chaque scène peut être un game changer,...Par exemple,Littlefinger a écrit :Episode 14.Putain.Mais vraiment, Putain.Comme disais Merwin, on est à des années lumières de Dexter.