Attaqué à la suite du Déchronologue et pour le moment je reste sur ma faim (oui, je deviens très difficile en ce moment, au milieu de toute cette qualité). Je rejoins globalement tout ce qui a été dit précédemment et en particulier les comparaisons à Verlanger (pour les phrases marquantes) et à Gene Wolfe pour l'utilisation d'un vocabulaire pointu (mais qui passe mieux chez Jaworski).Donc c'est clair que c'est un très bon livre avec beaucoup de qualités, tout comme Tolkien. La comparaison n'est pas anodine. Si pour moi le SdA (c'est à lui que je pense en particulier) est un très bon livre, ce n'est pas un livre exceptionnel à cause de son mauvais découpage, du fil de l'intrigue. Et je ressens la même chose pour Gagner la guerre !C'est beau, c'est brillant et bien pensé, mais c'est trop lent. L'auteur (si j'ai bien compris son but) penche vers un livre d'action, mais il délaye trop. Ca traine, ça traine et il faut se farcir des pages de descriptions pour avancer pas bien vite. Du moins, c'est mon impression sur les 180 premières pages. Et pourtant l'auteur sait aussi être efficace, j'attends d'ailleurs qu'il s'emballe et redresse la barre sur le reste du roman. Parce que là je m'endors par moment...

(désolé pour la provoc, mais je suis fatigué en ce moment

)PS : et avant que l'on me dise "tu n'aimes que l'action pure", je répondrais que non, que j'ai par exemple apprécié pleinement L'Ombre du bourreau malgré (à cause de) sa lenteur, tout simplement parce que Wolfe ne cherche jamais à nous vendre de l'action mais plutôt un joli voyage. Et c'est sur ce point qu'il diffère de Jaworski pour moi.