J'en suis à plus de la moitié, et je trouve aussi que parfois, il y a de petites longueurs narratives. Ce qui m'ennuie le plus en fait, c'est que malgré un langage fleuri, il y a beaucoup d'associations de noms et d'adjectifs, qui peinent à représenter réellement ce qu'elles veulent désigner. Ce qu'on gagne en lyrisme, on le perd en précision...mais c'est peut-être une conséquence directe du choix de l'auteur, qui éclaire les évènements du point de vue de Benvenuto. Il y a un langage à tenir.Quand je lis "une route striée de lacis crayeux" ( ce n'est pas la phrase originale, attention

... je suis incapable de savoir si celle-ci à seulement un sens, d'ailleurs [la mienne, je précise...]), il y a quelque chose d'élégant à l'oreille, mais rien ou presque pour les yeux...ceci, je l'ai remarqué après 400 pages de lecture, donc je ne sais pas si je fatigue, ou si certains passages sont effectivement un peu longuets et "obscurs", pas au niveau du sens encore une fois, mais des descriptions. Un peu des deux sûrement !Ce sont de petits détails, mais ça produit une certaine frustration...Après, l'intérêt du roman est ailleurs, clairement...je n'oublierai pas de dire qu'on passe un excellent moment. Les personnages sont plus vrais que nature ; bizarrement, c'est peut-être Benvenuto qui paraît le plus "tiré par les cheveux".Rien d'incohérent, au contraire ; tout se tient sans aucun problème. Mais quel bonhomme ! Assassin, comploteur...et pourtant on l'aime. Faut dire qu'il est plutôt marrant, et qu'il a le chic pour relever les situations les plus graves d'une pointe de son humour vénéneux, renversant à chaque fois la vapeur...Bref, c'est un des effets "magiques " du livre. Je voulais dire que Benvenuto est un personnage hautement improbable dans tout ce qu'il assemble, mais c'est le fait qu'il se livre à travers l'écriture qui rend possible la vision qu'on a de lui. Sinon, à priori, personne ne le connaît aussi bien que nous, lecteurs.