De mon côté, il y a vraiment différentes approches des nouvelles.
Je me souviens de l'époque où j'ai voulu découvrir de nouveaux auteurs de fantasy. Qu'ais-je alors fait ? Je me suis acheté les recueils de nouvelles
Légendes, les fameuses anthologies dirigées par Robert Silverberg.
On y trouvait de tout : Martin, Hobb, Gaiman, Le Guin, Williams, Gabaldon, et tant d'autres, dont notre bon vieux Goodkind
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Bref, dans ce cas là les nouvelles avaient une valeur de "démo" du style de l'auteur et de ce qu'il peut raconter. Bref, c'est presque comme une lettre de motivation, afin de nous donner envie de les découvrir.
Ensuite il y a les recueils de nouvelles d'un auteur (ou groupe d'auteurs) centrés autour d'un même univers. Là par contre ce que j'y apprécie, plus que de raconter des histoires, c'est quand l'auteur y dissémine partout du lore, du world-building. Par exemple de l'info dump qui serait indigeste ou n'apporterait rien à un roman, eh bien ici une histoire peut entièrement tourner autour d'un évènement, d'une spécificité du monde, ou que sais-je.
Généralement c'est toujours plaisant de voir enfin raconté un évènement obscure évoqué brièvement dans une chronologie

Et puis il y a les recueils d'auteur, comme Ken Liu, où il y a une réelle diversité. Là, comme Mélanie Fazi, c'est vraiment la découverte et la joie de lire des histoires qui n'ont pas de liens les unes les autres, et qui peuvent apporter un certain ascenseur émotionnel. Et, en plus de ça, ce type de recueuil a comme un aspect biographique. C'est comme si l'auteur nous montrait un peu tout ce qui se balade dans sa tête.
Par contre j'ai un peu de mal avec les codes des nouvelles par certains (la majorité ?). Surtout cette recherche d'un twist à la fin. Je n'ai rien contre, bien sûr. Et c'est toujours sympa d'être surpris à la fin. Mais pourquoi cela serait-il obligatoire pour chaque nouvelle ? Je ne fais plus trop attention ces derniers temps aux appels à texte, mais je me souviens d'une époque où limite chaque appel à texte exigeait un retournement.
Si l'histoire s'y prête, ok. Mais de là à en faire une condition
sine qua non...
Mais bon, ça a p'têt changé depuis !
Et mine de rien les nouvelles sont souvent utilisées au cinéma. Beaucoup de films sont des adaptations de nouvelles.
Et puis il y a aussi les nouvelles qui servent d'embryon à certains auteurs, avant d'écrire un livre qui se déroule dans le même univers ou qui s'en inspire fortement (ou en reprend des éléments). Martin, Jemisin et pleins d'autres l'ont fait, après tout.