J'espère trouver sur ce site et ce forum des réponses à des questions que je me pose, sans savoir où chercher !
Après recherche, je n'ai pas trouvé de sujet analogues, mais s'il existait et que je l'avais manqué, n'hésitez pas à me renvoyer dans les archives !
Je m'intéresse aux coulisses du travail d'écriture et d'édition, et l'un de mes questionnements actuels porte sur la genèse et le parcours des séries (ou sagas, ou "pleintologies" d'après un néologisme que je trouve léger). En substance, les coulisses des publications d'ouvrages d'au moins 2 volumes, mais surtout des plus gros.
■ Comment sont écrites les "pleintologies" ? Leur seul volume induit un temps de travail considérable. Est-ce que les auteurs (a) rédigent tout et présentent à l'éditeur ? (b) ils écrivent le premier et improvisent la suite (arc narratif ouvert, façon série télévisée) en cas de succès et suite à demande de l'éditeur ? (c) présentent un projet à l'éditeur qui valide le plan et les dates de rendu (suggérant une relation de confiance préalable) ? (d) autre. Sachant qu'il pourrait exister aussi une combinaison de plusieurs méthodes et cas de figure.
Je crois avoir lu quelque part que GRR Martin avait présenté les bases essentielles de son intrigue (révélations finales) dès le début à son éditeur ; mais en développant l'histoire, il a été confronté à la complexification exponentielle de son intrigue du fait de toutes les actions des personnages de partout, et qu'il avait renoncé à procéder à des ellipses, ce qui avait du même coup ralenti le développement.
■ Comment les "pleintologies" sont-elles traitées par les éditeurs ? Il y a le risque de se retrouver avec une saga qui s'étire sur des années de publication, avec des cliffhangers en fin d'ouvrage et le public en attente. Je crois avoir lu que les éditeurs de bande dessinée n'hésitent pas à arrêter net des séries si le premier tome n'est pas assez vendu, mais ça suppose de ne pas avoir écrit toute la série (renvoi vers la première sous-question). Je ne compte plus les fois où j'ai lu que telle ou telle série télévisée était non-reconduite, sans toujours de motif évident. Le problème est-il transposable sur les romans ? Est-ce que la dominante est (a) je ne publie surtout pas de série par principe ? (b) Je ne publie de série que si j'ai tout le manuscrit ? (c) Je publie des séries en commandant 1 à la fois, en arc narratif ouvert, et on poursuit quoi qu'il arrive du moment qu'il y a du succès dans les ventes ? (d) autre.
■ Est-ce qu'on trouve (en proportion des publications) plus de "pleintologies" en langue anglaise que française ? Je me demande ici, si l'organisation éditoriale est différente selon les pays, et s'il y a des habitudes ou tendances différentes qu'on peut discerner par ce biais.
■ Quels sont les rythmes de publication des "pleintologies" ? J'ai découvert à la bibliothèque la série des "Blackwater" de Michael McDowell (https://www.monsieurtoussaintlouverture ... -mcdowell/ ). Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire, mais le format de publication m'a intriguée. En substance, tout était prêt en une fois, et mis en vente sur un rythme comparable à un feuilleton. Mais à l'opposé, sur Trône de fer, je connais beaucoup de lecteurs qui n'espèrent plus que la fin sortira un jour. Quel est le curseur ? Y a-t-il une moyenne, une tendance ?
■ Quel est votre vécu à propos des "pleintologies" ? Vous aimez, vous détestez, ça dépend qui, quoi, comment ? Cette dernière question est moins dans les coulisses éditoriales, mais le vécu des lecteurs m'intéresse aussi. Je suis (depuis peu, soyons honnête) des blogs de lecteurs et
Merci par avance pour vos réponses !
PS : j'ai des raisons de me poser ces questions, mais ce n'est pas forcément intéressant, et ça n'aide pas à y répondre
