Critique ! [Les Guerriers de l'Eternité]
J'ai abandonné le livre à la moitié de ma lecture après avoir tenté pendant un mois de m'accrocher....
C'est bête à dire mais je suis vraiment déçue dêtre déçu. J'attendais beaucoup du Gardien des Rêves : des critiques très positives, un univers riche... de quoi passer un bon moment en perspective.Je ne sais pas réellement ce qui a cloché : effectivement, l'approche est originale , les référances mythologiques multiples, mais j'ai eu l'impression qu'à trop vouloir créer quelque chose de différent l'auteur en faisait trop, tout cela devenant lourd et sans rythme, les personnages pourtant interessants se retrouvant totalement affadis...
Bref, j'ai eu tout le long de ma lecture l'impression de passer à côté du bouquin.
Pas de chance. J'étais enthousiasmée par le sujet... et au final, j'ai du batailler ferme moi aussi pour finir le livre
Pourtant il y a du bon : l'idée de base avec les 2 mondes, la lignée des Gardiens, le Fondateur ambigu et son retour au monde "réel" dans le corps de son descendant, et l'apparition de Koshei à l'hopital pour échanger les vies...Mais alors, j'ai eu un mal infini avec le style de l'auteur : je le trouve plutôt simple (ce qui n'est pas un problème en temps normal) mais régulièrement plombé par des paragraphes d'explications -pour moi- indigestes et mal (voire pas) intégrés dans le récit, au détriment donc du rythme ; je comprends qu'il faille poser le monde et son fonctionnement au lecteur, mais là...
Ce qui parfois me laissait avec une impression de naïveté ou d'artificiel, dans les dialogues ou dans la construction des personnages. Par ailleurs, aucun des personnages en question ne m'a laissé un souvenir impérissable : même Azrael a fini par me lasser, alors que ce type de personnage m'intéresse normalement. Galen m'a énervé dès le début avec son côté prétentieux "je suis jeune, puissant et rebelle, et je vais sauver le monde", et sa façon de réagir notamment en tuant son adversaire sans réelle raison et à la déloyale , et j'avais une furieuse envie de passer des pages chaque fois que je voyais les noms Choucas ou Wendy. Je n'ai pas accroché non plus au système de pouvoirs mis en place : ces phrases répétées et répétées sur la fin, lourdes et... barbantes (traduction ?) ; cette manière de puiser à toutes mythologies pour rajouter de la substance ; et les 3 barrières de protection de la maison dont bien sûr on se rapelle plus, les artefacts à trouver à la ADD, etc. Pourtant, toujours en ce qui me concerne, ça aurait pu marcher mais la "maladresse" (de mon point de vue, je préfère encore préciser) du récit à fait que tout a marché à l'envers... L'humour tombait à plat, comme les moments de tension. Bref, j'aurais vraiment voulu entrer dans ce livre dont l'intrigue m'avait -justement- intriguée.
Du coup, j'attends assez dubitative les critiques du tome II.
Je tombe des nues !
Et j'avoue être déçu que vous soyez déçues, toutes les deux d'un coup en prime.
En même temps, je ne vois pas quoi dire, ou quelle démonstration tentée : quand je lis "sans rythme" ou "affadis", c'est tellement tout le contraire de ce que j'en ai moi-même pensé, que j'en reste sans voix. 
Arg ! N'enfonce pas le couteau dans la plaie Gillo !j'en reste sans voix.
J'avais bien compris. :)Présentation du tome 2, lui aussi pour mars ::arrow: http://www.elbakin.net/fantasy/roman/cycle/les-guerriers-de-l-eternite-165
Ca y est, j'ai fini ce premier tome et je ne regrette vraiment pas de l'avoir lu.
J'ai bien accroché au style de l'auteur qui alterne les passages poétiques, assez légers et les touches d'humours bien placées... sans parler des situations qui vont avec. J'ai trouvé qu'il avait une belle écriture, à la fois travaillée mais qui reste assez fluide sans alourdir l'histoire. Les personnages ont chacun un truc même si j'aurai bien aimé en savoir un peu plus sur certains, comme Galen et surtout son grand père, qui n'interviennent pas beaucoup au final. Mais j'ai beaucoup apprécié les personnalités de Choucas, Wendy, du père de Galen et du médecin ... L'histoire en elle même est originale et comme on est qu'au premier tome, je me demande bien comment ça va tourner.
Sinon j'ai trouvé quelques passages un peu longs à la fin du livre mais c'est tout ce que je pourrais reprocher à cette histoire. Après ça reste très personnel comme avis. :)Et je ne m'attendais pas du tout à ce que ce volume finisse comme ça.
J'ai eu du mal avec ce livre. Je n'ai pas réussi à vraiment 'accrocher' à ce 'dernier gardien des rêves'.Pourtant l'écriture passe bien, les idées sont très intéressantes mais rien à faire, j'ai en fait l'impression de lire une chronique, certes pleine de bruit et de fureur, mais je n’arrive pas à me situer dans l’histoire, à m’identifier voire à me sentir concerné.En écrivant ‘concerné’, je m’aperçois que c’est finalement ça le problème, c’est que je ne suis pas concerné par ce qui se passe dans ce livre , quelques soient les qualités de celui-ci.Ayant eu la même impression en lisant ‘l’oeucumène d’or’, je me dis que je dois avoir un problème avec le style de cet auteur, que je trouve un peu Wagnerien, tellement ses scènes sont parfois démesurées.Une chose est sure, c’est que cet auteur ne laisse pas indifférent !
Après une lecture assez fractionnée en raison d'autres obligations quelques peu fagocitantes ces dernières semaines (www.mavie.com), je ressens à peu près la même chose que Vvarden. Une petite différence tout de même : j'ai accroché et je lirai la suite avec plaisir. Difficile d'expliquer pourquoi, car effectivement, je ne me sens pas 'concerné' non plus, mais quelque part, je me suis dit que c'était "normal", puisque les seuls humains restants pouvant véritablement comprendre l'ampleur de ce qui se passe sont les gardiens de l'éternité... au nombre de trois, dont deux pas très vaillants !A propos, qui est le "dernier gardien" du titre d'après vous ? J'ai trouvé qu'on pouvait l'appliquer successivement à Galen, son grand-père, puis Peter, en particulier en raison des fausses pistes du début...Dernière chose : j'ai particulièrement apprécié le mélange à outrance des cultures et croyances, contrairement à Lÿr, car même si ça tourne parfois au Deus Ex Machina, on finit toujours par pouvoir se raccrocher à certaines de nos connaissancesVvarden,dimanche 22 janvier 2006, 23:28 a écrit :Pourtant l'écriture passe bien, les idées sont très intéressantes mais rien à faire, j'ai en fait l'impression de lire une chronique, certes pleine de bruit et de fureur, mais je n’arrive pas à me situer dans l’histoire, à m’identifier voire à me sentir concerné.[...]Ayant eu la même impression en lisant ‘l’oeucumène d’or’, je me dis que je dois avoir un problème avec le style de cet auteur, que je trouve un peu Wagnerien, tellement ses scènes sont parfois démesurées.Une chose est sure, c’est que cet auteur ne laisse pas indifférent !
Je ne vois pas quoi dire de plusAttention ! Sans doute le roman de la semaine, disponible depuis aujourd'hui même en librairies...
Je me rends compte que j'ai oublié d'évoquer la dimension quelque peu "politique" des écrits de l'auteur, plus évidente dans ce second tome, où tout s'emballe.
Enfin, pas de quoi s'effrayer, mais disons que Wright ne se gêne pas pour égratigner l'Amérique et donner son avis sur un certain nombre de sujets... Il n'y a qu'à lire la dédicace qui ouvre le roman... 
Impressionnant: c'est le premier mot qui me vient à l'esprit après la dernière page!
Contrairement au premier tome, déjà très bon, là on ne perd pas de temps, on est de suite happé par l'histoire. Comme je l'ai dit un peu plus haut, l'ambiance "fin du monde" qui se dégage du livre est hallucinante, on la vit carrément. Les persos sont toujours aussi attachants, touchants et cyniques, et l'hsitoire est très intéressante, et surtout parfaitement maitrisée. Le style de l'auteur est remarquable, très évocateur, et il jongle parfaitement entre les moments de fureur, dramatiques, et d'autres plus légers.C'est aussi une histoire qui donne pas mal à réfléchir sur les méfaits du pouvoir, le rôle des gouvernements, etc...Franchement, c'est à lire 
Comme Anarion, je suis impressionné par la maîtrise du scénario exercée par Mr Wright de bout en bout. Quel plaisir de suivre Choucas dans les antres de perdition de la lune, avant de se tourner vers le monde champêtre d'Obéron pour ensuite redescendre vers notre bonne vieille Terre en difficulté. L'auteur nous ballade d'un monde à l'autre, de péripéties en péripéties sans un seul faux pas et avec une prose remarquable de finesse et d'érudition: je lui tire ma révérence.
J'ai aussi trouvé ce tome 2 moins abscon que le premier, sans doute car la plupart des figures mythologiques étaient déjà connues et car le concept rêve/réalité était mieux appréhendé. De plus, les personnages ont acquis une profondeur nouvelle et des développements inattendus comme pour le sorcier Azraël de Gray qui devient tout de suite moins manichéen.Enfin, la fin est logique, sans dévier de la ligne directrice du roman ni s'éparpiller vers des disgressions oiseuses métaphysiques. L'apparition de Prométhée et le face à face final était particulièrement dantesque. Chapeau donc.
Cependant, tout ne m'a pas plu avec tout d'abord les inévitables personnages qui m'ont hérissé (heureusement peu nombreux). D'autre part, le fait d'avoir accordé à tous de nouveaux pouvoirs "divins" m'a fait paraître leurs épreuves un peu trop faciles par la suite. Nul nétait de taille à s'opposer à eux (sauf Lucifer évidemment) et le suspense perdait donc de son intensité. Enfin, je soulignerai le ton résolument ultra américain du récit, surtout vers la fin où l'auteur a fait passer certains messages pro "Amérique gardienne du monde" qui m'ont mis mal à l'aise ( justification vigoureuse des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, le fait de faire dire à Choucas que le peuple russe aurait appellé de tous ses voeux une bombe atomique sur Moscou pour se libérer du communisme, les Etats Unis avant tout et le monde passera après). Certes, c'est un oeuvre de fiction et ce sont les personnages qui parlaient, mais je trouve que les messages étaient un peu trop appuyés et catégoriques dans ce tome 2 alors que le tome 1 était plus neutre. A l'inverse, la satyre politique finale m'a beaucoup plus plu avec le coup notamment du bureau Ovale ou encore l'allusion à George Washington.Ces défauts n'ont malgré tout pas gâché mon plaisir de lecture et je garde de très bons souvenirs de ces deux tomes qui constituent définitivement un grand cycle: mais avec quelques bémols! 
Rien qu'avec lui, je trouve pourtant le suspense TRES présent ! Ce n'est pas n'importe qui !belgarion,samedi 29 avril 2006, 00:09 a écrit :D'autre part, le fait d'avoir accordé à tous de nouveaux pouvoirs "divins" m'a fait paraître leurs épreuves un peu trop faciles par la suite. Nul nétait de taille à s'opposer à eux (sauf Lucifer) et le susense perdait donc de son intensité.
Déjà, malgré tout, ça se discute, et puis, je préfère encore ça que le message rétrograde transmis par le Cycle de Gor, par exemple.où l'auteur a fait passer certains messages pro "Amérique gardienne du monde"
Certes, l'auteur prévenait au début mais j'ai quand même été mal à l'aise devant son insistance (et je précise d'ailleurs que je ne suis pas non plus foncièrement anti américain sinon je n'aimerais pas la fantasy
).Pour en revenir au livre lui-même, c'est vrai que le face à face final était très bien mené avec des mystères révélés, une ambiance fin du monde, etc... Mais malgré tout, mis à part pour le choix donné par Obéron (grand et complexe personnage d'ailleurs), j'étais quasiment sûr de la façon dont ça allait finir, donc le suspense était quand même moins important pour ma part. 
Emporté par le récit, je l'ai parfois aussi pris au second degré.belgarion,samedi 29 avril 2006, 16:20 a écrit :mais j'ai quand même été mal à l'aise devant son insistance
Si tu avais deviné le cours de physique nucléaire de Prométhée, chapeau !j'étais quasiment sûr de la façon dont ça allait finir