Où ai-je dit que ça serait dû uniquement au marketing ? Nulle part. Alors, le mauvais esprit... Si le film ne t'intéresse pas plus que ça, tu n'es pas obligé d'en rajouter.
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Bon, la critique de Première :
Ca a l'air un peu con comme ça. Mais une fois le point de départ accepté et digéré, le Règne du Feu se pose comme une exemplaire série B estivale. En grande partie grâce à son réalisateur, Rob Bowman, artisan inspiré derrière le passage réussi d'X-Files au cinéma. Conscient de l'étroitesse de son budget, un peu en inadéquation avec un point de départ de cette ampleur, Bowman a judicieusement choisi de faire profil bas. Ses dragons se réduisent souvent à un souffle, un battement d'aile ou à un râle menaçant. A l'instar d'Alien, l'effet est garanti : chaque apparition n'en est que plus spectaculaire. Loin des boursouflures hollywoodiennes de saison, le film parvient à esquiver toutes les effusions mal placées. Et c'est un véritable parcours du combattant : personne ne meurt au ralenti, la musique d'Edward Sheamur ne s'embarasse d'aucun héroïsme, et la bande-annonce n'avait pas tout déballé. En tête d'un casting audacieux, Christian Bale et Matthew McConaughey composent deux héros d'actions aussi convaincants d'inattendus. Le second, crâne rasé, biceps hypertrophiés et reste de cigare au coin de la gueule, en impose particulièrement en version futuro-barrée du Robert Duvall d'Apocalypse Now.
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