Tolkien : son expérience de la guerre
Voici une petite news, témoignage de l'expérience de la guerre chez Tolkien.
http://www.elbakin.net/tolkien/news/1571-U...omme-Les-AutresQuel est le poids de cette épreuve dans sa vie ? Voilà de quoi alimenter un peu la réflexion !
Nous avions déjà vu en quoi Tolkien avait été marqué par cette expérience dans un précédent post vis à vis de la maison de guérison. Pour compléter... 
Plus exactement, Tolkien fut officier des transmissions au 11° batailon de fusiliers du Lancashire (Biographie, chapitre 2, section 7 et 8).On retrouve son sentiment sur la Guerre dans les lettres envoyés à ses fils dans les années 40, et ça lui a laissé l'empreinte profonde de la présence d'Orques sur cette Terre.
L'expo est ouverte au public !:arrow: http://www.elbakin.net/tolkien/news/1640-T...De-La-Somme-Bis
- John Carter
- Elbakinien d'Or
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Une brève complémentaire...
:arrow: http://www.elbakin.net/tolkien/news/1782-L...uvre-De-Tolkien
J'ai remarqué ça, ce soir sur France 2 :http://programmes.france2.fr/infrarouge/21...21010782-fr.php
Un nouveau livre sur ce sujet
http://www.elbakin.net/tolkien/news/799 ... en-La-Vecu
- Tanis-Rune de Sombrepierr
- Elbakinien d'Or
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Un nouveau livre, spécifiquement sur les années 1914 à 1918, par l'auteur des guides suggérant les inspirations de Tolkien en Angleterre.
http://www.tolkienlibrary.com/press/101 ... of_War.php![Image]()
- John Carter
- Elbakinien d'Or
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Etrange rencontre à la bataille de la Somme
http://www.elbakin.net/film/news/PJ-WET ... e-histoire
Tolkien et la 1ère Guerre Mondiale est un sujet très intéressant. Les informations de Foradan montrent que comme des millions d'hommes, lui aussi a été changé par l'expérience combattante de conflits déshumanisant où alternent l'attente de la mort et différentes façons de mourir.Dans un registre plus léger, effectivement Mithounet nous informe d'un sympathique coïncidence ! 
Exact! De même que la bataille des Champs du Pelennor ressemble beaucoup à s'y méprendre aux batailles de la première guerre mondiale: le feu, le bruit assourdissant, les tranchées...Foradan a écrit :De son propre aveu (du côté de la Lettre 245, à peu près), la Bataille de la Somme a directement inspiré les Marais des Morts, Dagorlad et l'entrée de la Morannon, qui sont tout de même les endroits les plus sympathiques et agréables à visiter par une belle nuit d'orage.
N'avait-on pas un autre sujet ? Ça m'échappe...
http://www.elbakin.net/tolkien/news/223 ... -dun-mythe
Il y avait ce sujet sur la Biographie de Tolkien pendant la guerre, par John Garth (qui sera justement à Compiègne).
- Gandalf Mithrandir
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À propos de la non-influence de sa vie sur son œuvre, on peut lire avec intérêt son Avant- propos à la deuxième édition :...Quant à une quelconque signification cachée, au « message », l’auteur n’en voit pas et n’en a jamais vu. Mon livre n’est pas allé-gorique, pas plus qu’il n’a trait à l’actualité. Tout en grandissant,l’histoire s’est enracinée (dans le passé) et a produit des rameaux inattendus; mais son thème principal était fixé depuis le début, étantdonné le choix inévitable de l’Anneau comme fil conducteur entrece livre- ci et Le Hobbit. Le chapitre crucial, intitulé « L’Ombre dupassé », est l’une des parties les plus anciennes du récit. Elle a été écritelongtemps avant que les présages de 1939 ne signalent la menace d’undésastre inévitable ; et par conséquent, même si ce désastre avait puêtre évité, l’histoire se serait développée essentiellement dans la mêmeveine. Elle puise sa source dans des choses longuement méditées ou,dans certains cas, déjà écrites ; et presque rien (ou rien du tout) n’a étémodifié par la guerre qui a éclaté en 1939, ou par ses suites.La vraie guerre ne ressemble en rien à la guerre légendaire, danssa manière ou dans son dénouement. Si elle avait inspiré ou dicté ledéveloppement de la légende, l’Anneau aurait certainement été saisi etutilisé contre Sauron ; celui- ci n’aurait pas été anéanti, mais asservi, etBarad- dûr n’aurait pas été détruite, mais occupée. Saruman, n’ayantpas réussi à s’emparer de l’Anneau, aurait profité de la confusion et dela fourberie ambiantes pour trouver, au Mordor, le chaînon manquantde ses propres recherches dans la confection d’anneaux ; et bientôtil aurait fabriqué son propre Grand Anneau, de manière à défi er leMaître autoproclamé de la Terre du Milieu. Dans un tel conflit, lesdeux camps n’auraient eu que de la haine et du mépris pour les hobbits,qui n’auraient pas survécu longtemps, même en tant qu’esclaves.On pourrait imaginer d’autres scénarios en fonction des goûts oudes opinions de ceux qui apprécient l’allégorie ou les références àl’actualité. Mais je déteste cordialement l’allégorie dans toutes sesmanifestations, et je l’ai toujours détestée, depuis que j’ai l’âge et laméfiance qu’il faut pour détecter sa présence. Je préfère de beaucoupl’histoire, vraie ou feinte, et son applicabilité variable, suivant la penséeet l’expérience des lecteurs. Je crois que beaucoup confondent applicabilitéet allégorie ; or l’une réside dans la liberté du lecteur, et l’autredans la domination voulue par l’auteur.Un auteur ne peut bien sûr rester totalement insensible à sa propreexpérience, mais ce que le germe d’une histoire retire du terreau del’expérience est extrêmement difficile à caractériser, et les tentativesvisant à définir ce processus sont au mieux des hypothèses, fondées surdes données insuffisantes et ambiguës. Il est tout aussi fautif (quoiqueévidemment tentant) de supposer, quand la vie d’un auteur et celled’un critique se recoupent, que les courants de pensée ou les événementsde leur époque ont nécessairement été les influences les plusdéterminantes. Certes, il faut avoir vécu dans l’ombre de la guerrepour vraiment saisir ce qu’elle a d’oppressant ; mais avec les années,on semble avoir oublié que le fait d’être happé, tout jeune, par 1914n’était une expérience moins aff reuse que d’être impliqué en 1939et dans les années qui ont suivi. Quand la guerre a pris fin, en 1918,tous mes amis proches, sauf un, étaient morts. Ou, pour prendre unexemple moins douloureux : certains ont supposé que « Le nettoyagedu Comté » reflète la situation en Angleterre au moment où je terminaismon récit. Rien n’est plus faux. C’est un élément essentiel del’intrigue, prévu depuis le début, bien que transformé par le personnagede Saruman tel qu’il s’est développé dans l’histoire – sans qu’iln’y ait, faut- il le préciser, aucune intention allégorique ou allusionà la politique contemporaine. L’expérience n’y est pas totalementétrangère, il est vrai, mais le lien est ténu (car la situation économiqueétait très différente) et remonte à bien plus loin. Je n’avais pas encoredix ans que la région où j’avais passé mon enfance était honteusementdétruite, à une époque où les automobiles étaient encore des objetsrares (je n’en avais jamais vu) et où les hommes construisaient encoredes chemins de fer de banlieue. Récemment, j’ai vu dans un journalla photo de la décrépitude fi nale du moulin naguère prospère qui, il ya toutes ces années, me semblait si important à côté de son étang. Jen’ai jamais aimé l’allure du Jeune Meunier ; mais son père, le VieuxMeunier, portait une barbe noire, et il ne s’appelait pas Sablonnier....http://www.didactibook.com/extract/show/433645