Critique ! [Circé - Madeline Miller]

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Aslan
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Message par Aslan »

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Anna
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Message par Anna »

Très belle critique et qui donne envie !Ce n’est absolument pas raisonnable, mais il est dans la PAL (tout en haut).
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Eldwyst
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Message par Eldwyst »

Effectivement ça donne envie !
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Aerendhyl
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Message par Aerendhyl »

Il entre directement dans ma pile à acheter. :|
alklas
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Message par alklas »

pareil !( en espérant le trouver dans ma librairie spécialisée littératures de l'imaginaire. )
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John Doe
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Message par John Doe »

Merci pour la chronique, dans la liste pour Noël !;)
« Que sommes nous, tous autant que nous sommes, sinon des spectres disparaissant dans la nuit ?» - Le Crépuscule du Dieu Gris - R.E. Howard
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Gillossen
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Message par Gillossen »

Eh bien, voilà des réactions qui font plaisir. :)
Azeann
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Message par Azeann »

Il me donne tellement envie ce roman avec sa couverture VO superbe ! J'espère qu'il sera sous le sapin cette année !
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relax67
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Message par relax67 »

Une critique qui met en joie. Dans ma PAL
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Akallabeth
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Message par Akallabeth »

Idem...Trop de bouquin dans ce bas monde ! :wub:
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Lauriaen
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Message par Lauriaen »

Pas pour moi, mais ça me donne une très belle idée cadeau pour ma soeur à Noël, merci ! ;)
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Gillossen
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Message par Gillossen »

Si je peux aider... ^^
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Gillossen
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Message par Gillossen »

J'essaie vraiment de prêcher la bonne parole partout. :p
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Anna
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Message par Anna »

Il y a bien des façons d’être un homme ou une femme, que deux-mille ans de culture chrétienne dominée par la doctrine paulinienne ont, après l’aurore hellène, ramené à la norme d’une virilité conquérante, blanche, hétérosexuelle, écrasante pour les femmes comme pour les hommes. Une des vertus de notre siècle sera peut-être d’avoir permis de commencer à en sortir.
Les deux livres publiés et traduits de Madeline Miller, que j’ai eu le plaisir de découvrir grâce à la critique d’Elbakin et puisent, comme de juste, dans la mythologie grecque, ajoutent sans doute une pierre à l’édifice, à travers leurs héros respectifs – Patrocle dans Le Chant d’Achille, et Circé dans l’ouvrage éponyme. Un homme et une femme qui semblent d’abord réduits aux archétypes de leur genre, mais évoluent au fil des chapitres vers une singularité qui outrepasse toute catégorisation. L’une des qualités de Madeline Miller est d’ailleurs d’éviter les écueils du discours hétéronormé comme ceux du communautarisme, qui réduiraient le désir et ses multiples expressions à des régions aux frontières imperméables. Dans les premiers chapitres du Chant d’Achille, Patrocle a tout du cliché « gay », « efféminé », diraient d’aucuns, timide, présentant peu d’aptitudes aux exercices guerriers auxquels Achille excelle.
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C’est ainsi, anonyme parmi la cour d’admirateurs qui entoure le jeune prince Achille, que Patrocle s’éprend du demi-dieu. La fulgurance de leur attirance n’a rien d’évident, et si le roman écrit à la première personne nous laisse extérieurs aux motifs d’Achille, on comprend que c’est lui, en vérité, qui initie les premiers pas d’un amour irrémédiable. Et ainsi, peu à peu, les rôles qui auraient pu apparaître au départ comme allant de soi s’égalisent subtilement. La tension érotique croît avec l’âge, la séparation refusée, les retrouvailles dans la fabuleuse retraite de Chiron, et l’initiation amoureuse est finalement décrite avec pudeur et sensualité. Ensuite, les épisodes bien connus de la guerre de Troie s’enchaînent implacablement, avec la même verve épique et la densité tragique que dans le Lavinia d’U. Le Guin : bien qu’on connaisse la fin de l’histoire – peut-être d’ailleurs à cause de cela –, on ne peut s’empêcher d’espérer qu’elle se déroulera autrement.
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Le roman, néanmoins, n’échappe pas à quelques défauts, parmi lesquels une tendance à rabattre les évidentes qualités du texte sous quelques clichés de la romance, qui peuvent nuire parfois aux dialogues. Le style de Madeline Miller n’a rien de remarquable par ailleurs, un peu plat, même, par moments.
Ce dernier défaut est largement amendé dans Circé. Récit plus mûr, à la structure plus complexe, bien que conservant la narration à la première personne. J’enchérirais sur presque tous les points positifs mis en avant par Gillossen dans sa critique : une réécriture du mythe à la fois érudite et humaine, qui fait vivre une héroïne féminine parfaitement crédible, au-delà des contingences historiques. Une réserve cependant : là où la voix de Patrocle m’a touchée dès les premières lignes, j’ai mis un certain nombre de pages pour m’attacher à Circé. Après-coup, je dirais que son statut de déesse n’a pas aidé. Toute la période au palais d'Hélios, qui précède son exil, me semble la plus faible du roman, les personnages y sont un peu « mécaniques », enferrés dans leurs attributs divins, et Circé elle-même n’est guère crédible en déesse. Elle l’est beaucoup plus en femme dont on finit par oublier la filiation,
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. À partir de là, l’histoire est irrésistible, poignante, et très proche de ce que j’ai ressenti en lisant U. Le Guin. À mon sens, Madeline Miller soutient vraiment la comparaison.
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Deux livres avalés en une semaine, un plaisir à y découvrir une mythologie grecque vivante, qui dit quelque chose de notre époque, et nous emporte dans les méandres du désir sans jamais les simplifier, voilà ce que je retiendrai de cette lecture.
Navrée, encore, pour la longueur de l’avis. Il n’y avait pas de sujet dédié au Chant d’Achille, et je n’ai pas voulu en créer un avant une éventuelle critique du site.
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Gillossen
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Message par Gillossen »

Merci pour ce superbe avis ! :)
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Gillossen
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Message par Gillossen »

En poche le 2 mai... J'attends toujours vos retours ! ;)

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Akallabeth
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Message par Akallabeth »

Cool ! C'est exactement ce que j’attendais ! ;-)
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Gillossen
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Message par Gillossen »

Le poche ?
Oui, c'est sûr qu'il y a de belles sorties le 2 mai. :p
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Aslan
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Message par Aslan »

Remontée de la chronique donc !

:arrow: Circé ~ Elbakin.net https://refr.ca/gq461
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Kaellis
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Message par Kaellis »

Celui-ci va vite rejoindre ma PAL !
Memento mori
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