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Posté : mer. 2 janv. 2008 22:46
par ashes
Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyé pendant un film au cinéma. Cela doit dater de "Roméo+Julliet". Et même la terrible scène flipppante du film m'a laissé froid.Je n'ai pas retenu grand chose si ce n'est que sur le même thème, il y a "28 jours plus tard" et que ce film est bequcoup plus passionnant et réussi.L'unique chose positive est aue cela m'a donné envie de replonger dans le roman de Matheson et que je l'ai presque fini. Là par contre, le chef d'oeuvre est total.Ashes
Posté : jeu. 3 janv. 2008 11:56
par dwalan
Perso je suis allé voir le film hier soir et je l'ai trouvé pas mal. Pas le film de l'année, pas non plus le navet du siècle, mais un film "sympa".Sauf les 5 dernières minutes... autant le reste est agréable et parfois rigolo... autant la fin est navrante : le final tombe encore une fois dans cet espèce de puratinisme américain.Ma conclusion est que le film m'a donné envie de lire le livre, et je vais donc aller dès ce soir chez mon libraire-préféré !
Posté : jeu. 3 janv. 2008 12:07
par Zakath Nath
Le film m'a aussi donné envie de lire le livre, c'est déjà une bonne chose.J'ai vraiment aimer la première partie, beaucoup moins la deuxième,
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quand Neville n'est plus seul au monde. Et puis vous connaissez beaucoup de gens qui ne connaissent pas Bob Marley mais connaissent son fils? Si ça se passait en 2050, à la rigueur, mais en 2012?
Posté : jeu. 3 janv. 2008 13:07
par Altan
Bon bah j'ai été le voir aussi et même chose, la première grosse moitié du film passe très bien, Will Smith, hormis quelques maladresses, porte le film, son Neville version an 2000 est pas mal du tout, plusieurs scènes sont émouvantes, intenses aussi (cette scène flippante). Les ingrédients sont là, pas besoin de plus si ce n'est d'une conclusion intrigante.Et puis badaboum, on nous balance une croix, un dieu et un drapeau américain pour que le film s'écroule dans la stupidité... ou facilité de tous les "films catastrophes". Et ce n'est pas la première fois qu'on prend Will Smith à ce jeu, c'est bien dommage pour lui...
Posté : ven. 4 janv. 2008 18:06
par Gillossen
Pour un film de major, je trouve qu'il n'y a pas tant de concession que ça sur la forme : on a droit à de longues scènes sans musique pompeuse ou jouant sur la corde sensible, on sent le personnage de Neville vraiment destabilisé par la solitude,
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le chien ne s'en sort pas
... A côté de ça, quelle fin !

Je me suis cru dans Signes, sauf que dans le film de MNS, j'avais trouvé ça réussi... Dommage. A côté de ça, sur un plan réaliste, il me semble que le métro et une partie des rues de New York sera inondé en 3 jours sans entretien, alors, en trois ans... Ca aurait pu rendre le dépaysement encore plus spectaculaire.
Posté : jeu. 10 janv. 2008 14:53
par juriss
La fin est relou.Mais fallait pas non plus s'attendre à " The Pledge" hein ;)Sinon les zombies SONT en images de synthèse.Ca se voit à 4 kilomètres. C'est pas un fusil que Will smith aurait du utiliser pour les dégommer , c'est une Wiimote. ( à utiliser avec la sangle de sécurité bien sûr).
Posté : jeu. 10 janv. 2008 19:45
par Altan
Et pourquoi ils se tapent la tête comme ça tout le temps ? Ils n'ont pas compris que pour évoluer ils ont besoin de neurones ??Peut être parce que les gars des SFX ont "inventé" le truc et l'ont balancé cent fois...De toute façon c'est carrément plus flippant quand ya pas les zombies.
Posté : jeu. 10 janv. 2008 21:48
par Amakusa Shiro
Je viens de lire le bouquin
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Bon, finalement, ya aussi un chien... C'est vrai que le traitement en est différent, mais j'ai préféré dans le film, pask le chien est LE truc qui permet à Neville d'avoir un semblant de relation, de parler à haute voix et d ene pas devenir dingue (d'ailleurs, le Neville du bouquin fume et boit...comme un trou au début). Dans les deux, j'ai trouvé plus intéressant le début, quand il n'y a pas d'apparition d'autre personnes, ça fait aussi comme 2 parties, et je préfère la première. Le traitement de l'épidémie n'est pas très approfondi dans le livre (le germe, oui, mais assez peu la période de propagation et le pourquoi du comment : le film va plus loin de ce côté là et j'aime bien le ton adopté et le message derrière (genre attention de ne pas trop faire mumuse avec la génétique, les cocos) à l'heure des OGM, c'est pas mal amené ^^Le personnage du film a ceci d'intéressant qu'il est scientifique et fait des expériences en vue de trouver un remède : ça lui donne une raison de vivre plutôt que de survivre, comme dans le livre. Et cela rend une partie de la fin cohérente, ainsi que le titre du film.La fin : je n'ai aimé ni l'une ni l'autre, mais toutes les deux justifient le titre. Dans le livre, cette soudaine société de vampires évolués, c'est pas mal côté intensité dramatique, tension et réflexion sur la normalité, mais complètement neuneu et tiré par les cheveux côté scénario. Dans le film, c'est pas trop mal côté Neville himself, mais le village entouré de palissades ridiculement petites (pour des zompires / vambies qui escaladent une maison de 3 étages comme on gambade dans un pré fleuri) et surtout le côté WASP hypermoraliste et le petit v de la victoire patriotique, c'est écoeurant...Le traitement religieux : le film a - comme par hasard - omis de montrer une scène de ferveur religieuse des gens qui attendent un miracle

ce serait tout à fait typique de ce genre de situation, mais pas valorisant pour l'église... J'ai bien aimé cet aspect dans le livre, qui ne prend toutefois pas position

le coup de la croix qui marche pas sur les vampires juifs, c'est super chouettos

Apart ça, les monstres du films sont plus côté zombies et plus vampires dans le livre, à la différence que dans le livre, ils sont bien plus calmes!
Posté : ven. 11 janv. 2008 13:25
par Gillossen
La fin du film crache tout de même à la gueule de celle du bouquin ! C'est un contrepied total pour un long métrage qui se présente comme une "adaptation". Et si l'adaptation implique des changements, il y a tout de même des limites.

Le changement de profession de Robert Neville est moins gênant, car de ce côté-là, il faut bien avouer que Matheson ne s'était pas beaucoup embêté, mais le sujet du roman n'est pas là. Cela dit, je ne vois pas en quoi la fin du roman est tirée par les cheveux. :)Au passage, sur l'excellent blog du non moins excellent Rafik Djoumi, voilà la fin à laquelle on aurait dû avoir droit dans le film, si monsieur Akiva "Batman & Robin" Goldsman ne s'en était pas mêlé !
http://rafik.blog.toutlecine.com/1499/J ... e-legende/
Posté : ven. 11 janv. 2008 13:32
par Mirsky
et oui, le Neville du livre n'est pas politiquement correct à la différence de celui du film, il soigne son mental à la bouteille, il n'a pas de but précis mis à part survivre et errer le jour en faisant sa sale besogne... c'est pour ça que j'y crois bien plus... pour ce qui est du traitement du chien dans le film, autant que la fin, c'est une trahison complète du livre, "je suis une légende" de Matheson est un bouquin profondément nihiliste, c'est pas un Disney

complètement neuneu et tiré par les cheveux côté scénario.
on a pas dû lire le même livre

où c'est neuneu ?
Posté : ven. 11 janv. 2008 19:56
par Amakusa Shiro
Oui, il soigne son mental à la bouteille, mais il décroche ensuite presque trop facilement...Admettons...Quant au toutou, celui du film est amené comme un élément important dans l'équilibre affectif de Neville, celui du livre n'est presque pas assez exploité -
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tous les deux finissent quasi de la même manière, par contre (dans les 2 cas, j'ai pleuré à la mort du chien, mais pas à celle de Neville). Nihiliste, d'accord, mais je ne vois pas en quoi le chien Dysneytiserait le film?? Déjà qu'il y passe, puis il permet cette incroyable scène de stress, quand Neville va le rechercher dans le noir en se pissant à moitié dessus - très très chouette! Côté explications scientifiques, c'est assez surprenant qu'un quidam travaillant en usine et n'ayant jamais suivi des cours de biolo arrive à comprendre quelque chose aux ouvrages spécialisés.... surtout que c'est super théorique, mais côté pratique...Ce que je trouve neuneu et tiré par les cheveux dans le livre, c'est cette soi-disant nouvelle société de vampires "vivants" qui se seraient d'un coup dit "ah ouais, en fait on a encore des neurones) alors qu'au début, ya franchement pas grand chose qui les distingue des morts. Les tentatives d'explication ne sont vraiment pas convainquantes (oui, oui, on se met de la crème solaire et on mange des petites pilules... ah, et au fait, vous les fabriquez comment?Surtout qu'ils n'ont pas l'air très au courant de comment fonctionne le bacille puisque miss espionne ne panne rien à ce qu'explique Robert) Oh et le vilain Robert aurait trucidé le mari de Ruth? Il devait être super évolué pour se faire avoir comme un plouc, oui...). Pis une nouvelle société de gens qui supportent à peine le milieu naturel et comment ils mangent et se reproduisent, hein? Et comment ça se fait qu'ils laissent Neville les trucider tranquille le jour, alors? Pourquoi ils ne vienenent pas lui incendier sa bicoque une nuit et préfèrent envoyer une nana l'espionner? Et une foit qu'elle l'a espionné, ils le laissent encore peinard un an et demie... mouais...Bof... C'est dommage, parce que le début est vraiment super! Hum, et ceci dit, neville ne deviendra sans doute pas une légende dans cette nouvelle société : ils sont soulagé que l'infâme ait disparu et voilà... C'est presque plus poussé légende dans le film même si c'est d'une façon kitsche et écoeurante. Le redémarrage de l'humanité, berk... c'est tout aussi déplaisant et grotesque que la fin du livre, mais en bien moins original, je le concède. Et surtout formaté USA-niaiseux de base, ce que le livre a certes le bon sens de ne pas faire. Disons que celle du livre est plus intéressante, et pose plusieurs niveaux de lecture (j'y vois une allusion à ce qu'aurait été la victoire du nazisme dans cette société de vampires qui pratique le surmilitarisme et l'épuration ethnique à outrance) mais tirée par les cheveux, celle du film, ben c'est plat et bêbête, quoi.En bref, j'ai été déçue par les 2 fins, j'aurai trouvé plus cohérent la disparition pure et simple de l'humanité et Neville qui meurt bêtement d'une bourde/accident quelconque ou de faim ou brouté par Ben Cortman - ça aurait été fun

et peut-être plus plausible...
Tiens, à propos, un point pour le livre : New York sauvage c'est bien joli, mais bichettes et lions n'éliraient certainement pas domicile dans un coin aussi dangereux la nuit...la campagne, c'est peinard : les zompires ne peuvent pas se planquer le jour, alors pchhhit... Donc logiquement ya que les zoziaux qui peuvent fréquanter la ville, comme dans le livre...
Posté : ven. 11 janv. 2008 20:15
par Zébulon
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oui enfin bon dans le livre, il est une légende parce qu'il est devenu le croque-mitaine de la nouvelle humanité, une relique du passé rappellant ce qui fut autre fois. En ce sens le livre justifie pleinement son titre.
Posté : ven. 11 janv. 2008 21:55
par Amakusa Shiro
Mon Dieu, je viens de lire la fin du script publié sur ce blog, c'est épouvantable!! Heureusement qu'on a échappé à ça, c'est d'un sirupeux....
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Happy end de film d'action à 2 balles et là le titre ne serait vraiment pas du tout justifié, pouark pouark! Et avec le toutou à son maimaitre qui fait fuir 6 chiens zombies en aboyant? Mouahahah! Ni Neville ni le chien y passent : tant mieux pour eux, mais ça file le diabète tellement c'est sucré! Avec le lever de soleil, la petite romance et tout le tralala...
Le film tel qu'il a été fait aurait plutôt pu s'appeler
he is Legend que
I am Legend, par contre.
Posté : sam. 12 janv. 2008 01:12
par Mirsky
Amakusa ton interprétation au sujet du livre passe je pense à coté d'un point crucial :
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tout est montré par les yeux de Neville au travers de la routine qu'il s'est contituée, il ne voit plus aucune humanité dans les vampires mais il veut comprendre, pour survivre ... sa routine diurne et ses découvertes approximatives au sujet des vampires l'aveuglent et finalement l'empêchent de comprendre vraiment en revanche, aux yeux des vampires, il n'est qu'une curiosité seulement tolérée avec d'autant plus de pitié que c'est la dernière... un être d'un autre âge, comme un australopithèque cloitré chez lui... et que pourrait comprendre un tel spécimen de la société balbutiante qui émerge? mais ils le gardent... parce qu'ils veulent aussi le comprendre en lui laissant une chanceje trouve que Matheson a construit son bouquin de façon très intelligente en n'abordant le point de vue des vampires qu'à la toute fin, c'est à la fois brutal, surprenant et ironique, exactement ce qu'il faut à un livre court comme celui-là
pour revenir au chien, celui du livre est exploité à sa juste valeur, seulement pour laissez Neville au fond du trou... le film en a fait un personnage à l'épaisseur presque humaine, Neville n'est plus seul dans le film
Posté : sam. 12 janv. 2008 09:35
par Amakusa Shiro
Oui, en effet, c'est un aspect important du livre, pourant, je trouve que Matheson aurait pu aller un peu plus loin et laisser un peu moins de "hop-là" pour que la mayonnaise prenne mieux. Effectivement , l'aveuglement de Neville est à la fois adopté et critiqué par l'auteur d'une façon très subtile!
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Toutefois, une société comme celle des vampires n'exhale pas tellement la tolérance et la curiosité, c'est pouquoi je trouve tellement étrange qu'ils lui "laissent sa chance", comme tu dis. Ca ne colle pas...Cela dit, je trouve l'idée de la nouvelle socitété bien plus porteuse que celle des humains qui ont survecu. C'est la seule grosse différence entre le film et le livre, il me semble - en défaveur du film.
Pour le chien, je trouve que les 2 façons se justifient, la première, tout à fait comme tu l'as dit et dans le film, c'est quand même pas pareil du tout qu'au autre humain : le chien ne parle pas, ne raisonne pas, ne peut pas aider Neville dans ses recherches et ne peut guère prétendre survivre en ville sans son maître : certes, cela fait une compagnie à Neville (ce qu'il souhaite aussi dans le livre au sujet du chien) mais rien à voir avec un humain
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On le voit bien quand Neville est confronté à une autre personne : c'est bien plus compliqué et les conflits ne tardent pas à apparaître (dans le livre et dans le film). De par sa disparition, le chien enfonce Neville plus fortement dans le film que dans le film, d'autant plus qu'il doit l'achever lui-même. Dans les 2 cas, il est incapable de le soigner.