David Gemmell est un auteur de fantasy aussi prolifique que régulier. C'est certes dans les vieux chaudrons qu'on faits les meilleurs plats, mais David Gemmell à une tendance à remixer en permanence trames et personnages, d'où une impression de déjà vu plus ou moins agréables ou désagréables selon la qualité de ses romans.Mais comme le dit
Zedd, on passe souvent de très bons moments, et comme le dit
Yvarden, c'est assez addictif. Après la bouffée euphorisante des 2 ou 3 premiers Gemmell, le lecteur expérimenté commence à repérer les phénomènes de répétition mais pourtant continue à en redemander !On peut toutefois distinguer entre cycles Drenaï, plus ou moins décousus, et cycles "historiques" plus ambitieux et plus aboutis : c'est dans cette dernière veine que l'on peut situer le cycle Rigante. Cycle très agréable découpés en 2 sous cycles, "L'épée de l'Orage" et le "Faucon de Minuit" qui se situent dans une Angleterre antique qui empruntent aux récits celtiques et aux péplums, et "Coeur de Corbeau" et "le Cavalier de l'Orage" qui se situent dans une Angleterre moderne qui empruntent à
Braveheart et
Rob Joy ainsi que que les vieux films d'aventure historiques anglo-saxons (Moonfleet, Le Capitaine Mystère...), sur fond de guerre civile entre monarchistes et parlementaires.Apparent une fois de plus Gemmell a cédé à ses démons et a écourté la fin de son récit ( 40 pages pour la fin de la guerre civile et la fin de la guerre spirituelle, épilogues pour l'ensemble des personnages inclus : c'est un peu court, voire même bâclé sinon saboté). J'ai vu que la fin en avait écourté plus d'un, dans la mesure où Gemmell avait besoin d'un deus ex machina pour aboutir à un happy end, un peu moins happy que d'habitude... Explication de rigueur pour clarifier tout cela :
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Pour l'emporter Gaise Macon accepte de devenir l'avatar du Seidh Cernunos dans le but d'utiliser tous ses pouvoirs divins dans l'intervalle de temps qui le sépare de sa possession (ce qui permet de soigner et de ressusciter tous les personnages blessés ou tués dans les pages précédentes...).Mais il se tue avant qu'on prenne possession de lui. Les Seidh sont invulnérables à tout sauf aux métaux précieux : Cernunnos avait été vaincu par son fils qui l'avait décapité avec un hache en or, Gaise Macon se tire tire une balle en or dans la tête, piégeant ainsi Cernunnos à son propre jeu !Une fin qui n'est pas sans rappeler celle du Lion de Macédoine, ou Alexandre le Grand parvient à piéger l'esprit du chaos avec un stratagème similaire mais plus élaboré (car l'esprit du chaos peut changer de corps à la mort de son hôte)
Lu avec plaisir, je reproche au
Cavalier de l'Orage, outre les défauts habituels de Gemmell (recyclage et fin écourtée), le mélange récit historique/high fantasy, très efficace dans le
Lion de Macédoine, mais un peu hors-sujet dans son côté grand méchant millénaire génocidaire sur le retour, mais pas si méchant car écolo... De plus j'ai éprouvé des difficultés pour faire le lien entre tous les personnages du "Cœur de Corbeau" et ceux du "Cavalier de l'Orage" : coup de pompe personnel ou coup de pompe de Gemmell ?D'ailleurs il me semble qu'il n'existe pas sur la toile de site sur David Gemmell qui propose des fiches de personnages ou des fiches thématiques, alors si qqn savait où trouver tout cela tant mieux, sinon je fais appel à tous les fans pour se rassembler sur le net pour se lancer dans cette tâche ! Moi-même j'essaye de rassembler mes souvenirs pour écrire qqch sur le sport ou les assassins au cœur d'artichaut dans l’œuvre de Gemmell (qqn à écrit que le Moïdart ressemblait à un personnage du cycle des
Tyrans et des Rois, mais je pensais à l'assassin du roi Philippe dans le
Lion de Macédoine).